Le musée de la vie paysanne

Montquintin occupe une site unique en Gaume, perché à 320 mètres au sommet d’une butte – témoin de la côte bajocienne dominant la vallée du Ton.

La route venant de Dampicourt permet de pénétrer dans un aspect majeur de la structure ancienne de Montquintin : sa face seigneuriale.

Le château fort, il fut construit entre le XIè et le XIIIè siècle légèrement en contrebas de l’église. Une branche de la famille de Latour s’y serait installée afin d’assurer la frontière sud du comté de Chiny. Depuis le XVè siècle, il fut maintes fois détruit et reconstruit.

Entre 1760 et 1779, le château fut remis en état mais brûlé en 1794. Dès lors, il fût reconstruit en 1809 pour être à nouveau incendié en 1869. Le dernier réaménagement date de 1931 selon un plan en U.

Actuellement, sa ruine se précipite et il est peu à peu envahi par une végétation luxuriante.

L'église Saint-Quentin

 

L’église Saint-Quentin.  Le sanctuaire est mentionné pour la première fois en 1119 et incorporé à l’abbaye du châtillon de 1295 à 1544. L’église est élévée au point culminant de la butte, en moellons de calcaire bajocien, et entourée de son cimetière formant promontoire.

 

Le musée de la vie paysanne

Le musée de la vie paysanne. Il est une extension du musée gaumais de Virton depuis 1965. Il est établi dans une ancienne ferme tricellulaire édifiée vers 1765 par Jean-Nicolas de Hontheim, seigneur de Montquintin.  Le logis occupe la moitié gauche du volume et est éclairé par des fenêtres à linteau bombé, pourvues de contrevents et de barreaux  Les combles sont aérés par deux occuli à l’aplomb des fenêtres  A droite se trouvent les dépendances Une grange est percée d’une porte charrretière à linteau de bois.  A ses côtés, une petite fenêtre et une porte basse sont les ouvertures d’une étable.
La ferme est couverte d’une bâtière de tuiles canales, à faible inclinaison, les égoûts  libres débordants sont lestés de pierres, les pignons supportent une rangée de cladasses.

A lire : chronique des Musées Gaumais  numéro spécial 208-51 – 2ème trimeste 2005

La ferme seigneuriale.  Une ferme avec jardin enclos dépendait du château. Elle est semi clôturée en U et entourée d’une muraille englobant le jardin. Elle est partiellement détruite au sud où subsistent les restes d’une porte harpée. Elle borde la place par un long corps principal datant du début du XVIIIè siècle. Les dépendances agricoles sont fortement remaniées. Dans un angle de la cour on retrouve les vestiges d’un ancien colombier seigneurial du XVIIè siècle.

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