La commune de Rouvroy

Le Hameau de Rouvroy et le village d’Harnoncourt sont situés dans la Vallée du Ton, sur le front ouest de la côte bajocienne, la plus caractéristique de la Lorraine Belge.

L’érosion des affluents du Ton a découpé le paysage, il ne subsiste plus que des buttes témoins qui dominent la vallée. Au Nord-Ouest se dresse la colline : la Solière ou Solire ou encore Mont du Soleil sur laquelle est bâti le village de Montquintin (Mont Saint Quentin).

Au sud-est, la colline est couronnée par la forêt de Guéville. Au fond de la vallée, d’est en ouest, serpente le Ton. C’est une petite rivière peu profonde en été. A la saison des pluies, et à la fonte des neiges, elle sort de son lit et inonde  les prairies, les champs de chaque côté de son lit et y dépose un riche limon qui fertilise les terres agricoles

C’est en 1977 que les village de Torgny, Lamorteau, Harnoncourt, Dampicourt, Montquintin et Couvreux, ont fusionné pour devenir une seule commune, celle de Rouvroy.

L'église de Rouvroy

Comme pas moins de 10 églises en Gaume, celle de Rouvroy est dédiée à St Martin. Elle a un des plus beaux clochers de Gaume, un clocher de style baroque, qui a été épargné lors de la démolition de l’édifice vers 1860. Elle a été reconstruite en 1833. Elle est coiffée d’une flèche baroque.  Une sculpture de Saint-Martin à cheval au dessus du portail date de 1709. A l’intérieur, on peut observer des fonts baptismaux du 12ème siècle et une pierre tombale de Louis Mathieu de la Fontaine, comte de Harnoncourt et vice-consul de Vienne mort en 1816.

L’histoire de la maison de retraite  de la Sainte Famille de Rouvroy est riche en épisodes. Ce fut d’abord le presbytère, puis en 1820, il devint le château du comte Hubert de Harnoncourt,

Rouvroy, le clocher de l'Eglise

puis du député libéral Bouvier Evenpoel qui le reconstruisit complètement. En 1903, des religieuses  carmélites de Nancy vinrent s’y réfugier. En effet, la loi Combes chassait alors hors de France tous les ordres contemplatifs. C’est ainsi que des religieuses de Saintes Chrétiennes se réfugièrent à Torgny, tandis que Dampicourt hégergea des Visitandines et des Oblats  dans les anciens bâtiments du château d’Aigremont.

 

 

 

Crédits : Brochure du SI « Le Méridional » à Torgny

A lire : Et si Rouvroy-aux moines et Harnoncourt m’étaient conté … – Bernard Joannes, les éditions de la Joyeuserie – 2003 – disponible au SI à Torgny.

 

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