La Province de Luxembourg est divisée en trois parties, du nord au sud : la Famenne, l’Ardenne, et la Lorraine belge.

La Lorraine belge, elle, se divise en deux parties : la région de Virton, la Gaume ; et la région d’Arlon.

La Gaume compte 10 communes : Chiny, EtalleFlorenville, Habay, Meix-devant-Virton, Musson, Rouvroy, Saint-Léger, Tintigny et Virton, sa petite capitale.

Les limites de la Gaume

A l’est, la Gaume s’arrête là où le dialecte lorrain s’arrête pour laisser place au dialecte germanique.

Au sud et à l’ouest, rien de plus simple, c’est la frontière avec la France qui marque la limite. Cependant on parle plus en plus de Gaume française.

Au nord, la Gaume s’arrête là où commence l’Ardenne, c’est une question de géologie, d’altitude, et de type d’habitat, que je ne vais pas développer.

Gens paisibles, jamais les Gaumais n’ont attaqué leurs voisins.

Au contraire tout au long de leur histoire, ils ont été victimes des guerres que se firent leurs puissants voisins, les Bourguignons et les Autrichiens, les Français et les Allemands.

Celles-ci ont entraîné de nombreux passages de troupes avec leurs corollaires, pillages, tueries, famines, incendies, réquisition de denrées, maladies, peste ( XIVe et XVe siècles), occupation plus ou moins longue du pays, désolation et désastres économiques.

La préhistoire a laissé quelques souvenirs dans le pays de Virton.

Les Romains colonisent les terres gauloises et, par leurs chaussées telles Reims-Trêves, leur organisation, installent pour cinq siècles leur civilisation qui a laissé nombre d’établissements et d’habitations plus ou moins importantes (villas).

Après eux, le pays s’est disloqué et a été remplacé par un long millénaire le Moyen Age qui a connu les périodes franques (Mérovingiens et Carolorégiens) avec des parenthèses d’unité puis de nouveau d’émiettement : les puissants duché de Luxembourg et comté de Chiny, de petits ou moyens seigneurs locaux.

Les XIIe, XIIIe et XIVe siècles virent la création de « villes neuves » et de nombreux affranchissements. En 1285, Louis V de Chiny organise le fameux tournoi de Chauvency, de l’autre côté de la frontière actuelle. Au XVe siècle (1384-1477), la Gaume participe à l’histoire du duché de Bourgogne. Dans le même temps, le Luxembourg est entraîné dans la guerre qui oppose Charles Quint à François Ier. Puis, au XVIIe, de nouvelles guerres entre la France et L’Espagne : combats, peste, dépopulation, famine sévère. Le XVIIIe siècle connaît une période plus calme, plus prospère, notamment par l’essor de la sidérurgie, le règne de l’impératrice Marie-Thérèse.

La révolution française puis l’instauration du Régime français vint briser tout cela. Aux conséquences néfastes habituelles, les Français ajoutèrent la conscription. Résistance des populations (épisode fameux du Château Latour). Après Napoléon, le calme revint pour peu de temps, mais nos populations ne supportèrent pas l’occupation hollandaise et gagnèrent leur liberté en 1830. Cependant, Les Virtonais, réputés pour avoir la « tête chaude », furent les seuls Belges à faire leur révolution de 1848.

Une longue période de paix suivit 1830, qui ne fut troublée qu’en 1914 et 1940 par deux terribles guerres mondiales à laquelle les Gaumais payèrent leur tribut : les fusillades et massacres de villageois en 1914 (Ethe, Rossignol, et autres), et Résistance et déportations (Florenville, le Banel) en 1944.

Depuis lors la Gaume connaît 60 ans de paix et de prospérité…

Laissez un commentaire